188

10.  Résultats hors modèles agricoles

Pour compléter et vérifier les résultats des modèles agricoles, des variables qui n’étaient pas standardisées pour les modèles ont été analysées. Certains résultats sont présentés par la suite.

10.1. Raisons de refus d’achat

En enquête, les exploitants qui n’étaient pas disposés à acheter le compost ont été demandé pourquoi il refus l’achat du compost. Leurs réponses ont été catégorisées et comptées. (Voir Tableau 1)

Tableau 1 : Fréquence des arguments contre l’achat du compost par ville-site

Raison du refus d’achat

Conakry

Timbi Madîna

Rufisque

Tsévié

Lomé

Toutes les villes

Autres

6%

2%

3%

3%

5%

4%

Autres fertilisants

0%

2%

12%

2%

14%

7%

Effets négatifs

0%

0%

0%

1%

5%

1%

Ignorance du compost

3%

4%

0%

18%

63%

19%

J'en fabrique moi-même

0%

58%

14%

13%

1%

13%

Manque d'argent

29%

8%

55%

48%

5%

35%

Pas de besoin

33%

10%

11%

6%

0%

10%

Petit terrain

4%

8%

1%

1%

0%

2%

Rien mentionné

1%

6%

2%

2%

6%

3%

Sol fertile

23%

0%

3%

4%

0%

5%

Le manque d’argent est l’argument le plus fréquent pour l’ensemble des villes-site.

A Conakry, le besoin en compost est mis en question surtout par la fertilité du sol. En effet, les exploitants cultivent en majorité des anciens dépôts d’ordures qui sont très fertiles.

A Timbi Madîna, les exploitants refusant l’achat du compost préfèrent le fabriquer eux-mêmes. En dehors de cela, les exploitants qui ne cultivent pas la pomme de terre pensent qu’ils n’ont pas besoin du compost.

Les fertilisants hors compost jouent un rôle important à Lomé et à Rufisque. L’ignorance du compost empêche des exploitants de Lomé et de Tsévié à acheter le compost. Cela est étonnant car dans ces villes les mots pour désigner le compost, le tas d’ordures et le fertilisants sont les mêmes.

Certains exploitants évoquent le problème de transport pour le compost à Tsévié.

L’insécurité foncière est mentionnée seulement à Conakry comme raison du refus d’achat du compost.

La vente du compost est alors gênée par le prix, l’ignorance du produit et la possibilité de produire son propre compost.


189

Une station de compostage devrait recevoir des subventions pour pouvoir vendre le compost moins cher. Elle devrait également faire beaucoup de publicité pour son compost. Dans des villes avec des parcelles difficilement accessibles, la station de compost aura besoin d’un moyen de transport pour pouvoir livrer le compost.

10.2. Réseaux de connaissance phytosanitaire

Pour découvrir des personnes ressources sur la connaissance phytosanitaire, les exploitants reconnaissant qu’ils ont de problèmes des maladies et des ravageurs dans leurs cultures agricoles ont été interviewés s’ils demandent conseil à quelqu’un pour le traitement qu’ils font et si oui à qui ils demandent.

Tableau 2 : Fréquence relative des conseillers phytosanitaires par ville-site

Conseiller pour les maladies des cultures

Timbi Madîna

Conakry

Rufisque

Tsévié

Lomé

Toutes les villes

Agriculteur

3%

76%

18%

19%

23%

21%

Centre de Recherche/ Agronome

8%

6%

6%

16%

1%

5%

Individu

8%

0%

0%

2%

1%

2%

Membre de la famille

1%

0%

0%

10%

4%

4%

Organisation Paysanne

43%

0%

6%

0%

7%

11%

Patron

0%

0%

0%

0%

4%

3%

Rien mentionné

1%

12%

3%

11%

7%

7%

Service de vulgarisation

24%

0%

0%

23%

8%

12%

Tâcheron

1%

0%

0%

1%

0%

0%

Vendeur de produit phytosanitaire

3%

6%

68%

1%

1%

6%

voisin

7%

0%

0%

16%

43%

28%

Ensemble de base

Exploi-tant

Maraî-cher

Producteur de tomate

Exploi-tant

Maraî-cher

-

Sans conseiller phytosanitaire

63%

96%

11%

76%

26%

70%

Il est remarquable que les producteurs agricoles de Tsévié et de Conakry ne demandent conseil à personne concernant les maladies et les ravageurs dans 76 ou plutôt 96 % des cas. Cela est renforcé par le fait que ces deux groupes ne font rien contre les maladies.

A Conakry, parmi les 4% qui demandent conseil, 76 % consultent d’autres agriculteurs, les autres sollicitent les vendeurs ou les agronomes pour de conseil phytosanitaire.

A Tsévié, seulement 24 % des exploitants consultent d’autres personnes pour les problèmes de maladies et ravageurs de cultures. En cas de prise de conscience sur les maladies et les ravageurs, les exploitants demandent à d’autres agriculteurs et aux voisins de même qu’au centre de recherche de Davié et au service de 190vulgarisation. Les commerçants sont de faible importance en tant que personne ressource à Tsévié.

A Timbi Madîna, les 37 % des exploitants cherchant conseil pour lutter contre des maladies et des ravageurs sollicitent surtout la Fédération des Paysans du Fouta Djalon et le service de vulgarisation qui collabore étroitement avec la Fédération des Paysans de Fouta Djalon. Les problèmes de maladies et des ravageurs concernent surtout la culture de la pomme de terre qui est fortement vulgarisée par ladite Fédération.

A Lomé, les maraîchers demandent conseil à leurs collègues agricoles souvent juste à côté de leur parcelle. Le maraîchage sur la plage de Lomé est pratiqué depuis les années 1960 selon Schilter (1991). Cela a permis aux maraîchers d’acquérir des connaissances à leur sein sur des produits phytosanitaires. Car les produits sont facilement disponibles dans la capitale, les maraîchers n’ont pas cherché des solutions sans produits phytosanitaires comme dans des milieux ruraux.

A Rufisque, les producteurs de tomate cherchent de solutions aux problèmes phytosanitaires chez les vendeurs de produits dans la ville et sur la route de Dakar. Il y a un vendeur en ville très connu par les maraîchers. En début de sa carrière, il a circulé dans les champs pour convaincre les maraîchers sur l’application des produits phytosanitaires. Aujourd’hui, il sert de référence pour les maraîchers concernant les noms de maladies et les traitements nécessaires.

La connaissance sur le traitement des maladies et des ravageurs est détenue par des différentes personnes ressources comme d’autres exploitants agricoles, les services de vulgarisation, les centres de recherche (Bareng et Davié) et les vendeurs de produits phytosanitaires.

Les réseaux de savoir-faire phytopathologique c.-à-d. la source et le transfert de la connaissance de la protection de plantes, différent d’une ville à une autre, d’un quartier à un autre par exemple de Timbi Madîna centre et Laaba, et d’un système de production à un autre p. e. agriculture pluviale et maraîchage. Le réseau de connaissance est spécifique pour chaque ville-site.

10.3. Conscience aux maladies et aux ravageurs agricoles

En enquête, les producteurs des cultures pré choisies par le projet ont été interrogés pour savoir si leurs cultures souffrent des maladies et des ravageurs. A Conakry et à Rufisque presque tous ces cultivateurs reconnaissent avoir des problèmes de maladies et de ravageurs. Le niveau de conscience des problèmes phytosanitaires baise par la suite passant de Timbi Madîna avec 84 %, par Lomé avec 77 % à Tsévié avec 65 %, le niveau le plus bas. (Tableau 3)

A Tsévié en enquête, les exploitants ont montré une faible conscience des maladies et ravageurs pour la culture du manioc. Le manioc est vu comme la culture sans problèmes qui compense le déficit occasionné par la culture du maïs qui est l’aliment de base préféré comme déjà mentionné ci-dessus ([LINK to cms:entry] ).


191

Tableau 3 : Niveau de conscience des problèmes phytosanitaires

Ville

Conakry

Timbi Madîna

Rufisque

Tsévié

Lomé

Culture

Patate douce

Pomme de terre

Tomate

Manioc

Laitue

% de cultivateur de la culture

87%

59%

11%

90%

56%

Taux de reconnaissance de maladie

95%

84%

100%

65%

77%

Source : Kessler, 2002

Ensuite, les cultivateurs reconnaissant que leurs cultures ont parfois des maladies et des ravageurs ont été demandés les noms, les symptômes, les dégâts de ces maladies et ravageurs et les pertes dues aux dégâts en qualité et en quantité ou en valeur. Il ressort que les exploitants ont du mal à distinguer les maladies et des ravageurs, et ils ne connaissent pas toujours le nom des maladies et des ravageurs. (Tableau 4)

Tableau 4 : Importance des maladies pour des cultures choisies

Ville

Conakry

Timbi Madîna

Rufisque

Tsévié

Lomé

La maladie la plus fréquemment signalée

Perforation de feuilles

Flétrissement

Inconnue

Lèpre

Lèpre (nématode)

Fréquence

74%

65%

45%

38%

66%

2ème maladie

Rabougrissement

Perforation

Rouille

Inconnue

 

Fréquence de la 2ème maladie

72%

29%

39%

25%

 

Des ravageurs plus importants que des maladies

 

Teigne

Mouche blanche

 

Nématodes

Perte due aux maladies et/ou ravageurs

Non estimé

Surtout au magasin

60 % - 100 %

51 % en moyenne

71 % en moyenne

Source : Kessler, 2002

En Guinée et au Togo, des mots en langue locale pour les ravageurs et les maladies sont apparus lors des enquêtes. La maladie « perforation de feuilles » est fréquemment l’attaque par des ravageurs (Conakry et Timbi Madîna). A Rufisque et à Tsévié les cultivateurs ignorent souvent le nom des maladies. Ce dernier cas montre une faible connaissance des maladies. Il est donc difficile de savoir la maladie la plus importante.

Par ailleurs, dans les langues locales, les agents des maladies sont souvent décrits par « Ça qu’on ne peut pas voir ». Egalement, les maraîchers disent fréquemment que les insectes sortent la nuit et ils ne savent pas « comment l’insecte est ». Mais la personne est convaincue qu’un petit animal a fait le dégât. Comme les agents des maladies sont invisibles à l’œil nu, les maraîchers peu formés supposent que les dégâts sont effectués la nuit par des insectes. Alors la confusion entre maladies et ravageurs correspond aux maladies prises pour des insectes et aux insectes regardés comme maladies.


192

Les agriculteurs observent des ravageurs et des maladies lors de sarclages. Cela leur donne l’impression que les ravageurs n’arrivent qu’à ce moment au champ. Il est alors difficile d’analyser avec eux le moment d’attaque des ravageurs et des maladies.

Il s’y ajoute que des cultures maraîchères sont importées du climat tempéré et les ravageurs comme les mouches blanches sont importés par la suite. Les cultivateurs n’avaient pas encore le temps de développer une connaissance endogène sur ces maladies et ravageurs. (Kessler, 2002)

En conclusion, on peut dire que les cultivateurs sont surtout conscients des ravageurs car ils sont visibles. Il est souvent difficile pour les exploitants de reconnaître des maladies et de les distinguer.

Malgré que des exploitants des légumes du climat tempéré se plaignent qu’ils ont de problème phytosanitaire, le compost n’est pas forcement une solution à leurs problème.

10.4. Des Ravageurs et des maladies en mina

Les maraîchers de Lomé ont montré la connaissance des ravageurs et des maladies la plus variée. Sur la base des réponses mentionnées dans les questionnaires, les maladies et les ravageurs ont été classés en langue locale. Ce classement n’est dans aucun cas exhaustif, il montre plutôt la différence de vue pour la classification des ravageurs et des maladies par rapport à la typologie scientifique européenne.

En mina, les petits êtres c’est-à-dire les insectes et autres sont d’abord classés selon leur manière de déplacement en les petits êtres qui ne volent pas ou qui ne sautent pas et en les petits êtres qui volent ou sautent (Figure 1). Les coléoptères et les fourmis font partie de ces deux catégories. Etant donnée qu’il y a de coléoptères volants et des coléoptères non volants. Les fourmis font partie d’une ou d’autre catégorie selon la période de l’année. En début de la saison de pluie, les fourmis portent des ailes et volent, par la suite ils les perdent et ne volent plus. Par ailleurs, les fourmis ouvrières ne volent jamais.


193

Figure 1 : Répartition des petits êtres en mina

Il n’était pas évident de chercher de noms plus spécifiques pour les ravageurs. Les maraîchers n’étaient pas en mesure de différencier les chenilles par de noms différents. D’autre part, il n’y avait pas forcement un besoin pour une telle différentiation. Pour traiter les plantes contre les chenilles, les exploitants utilisent les (Médicament contre les chenilles). Il peut aller dans une boutique et demander et le vendeur lui donnera un produit phytosanitaire qui ne sera certainement pas un produit spécifique pour une seule sorte de chenille. En nalogie, les maraîchers utilisent des (médicament contre la lèpre) contre des maladies.

Les maraîchers différentient des maladies par la couleur et la déformation des feuilles selon la culture infectée (Figure 2).


194

Figure 2 : Répartition des maladies des cultures maraîchères en mina

Au Sud du Togo, la lèpre regroupe des maladies qui déforment les feuilles.

10.5. Méthodes de lutte phytosanitaire rencontrées

Les cultivateurs conscients de maladies ont été interviewés sur leurs méthodes de lutte contre des maladies et des ravageurs.

Tableau 5 : Méthode de lutte phytosanitaire

Ville

Conakry

Timbi Madîna

Rufisque

Tsévié

Lomé

Je ne fais rien

60%

18%

0

92%

0

Mécanique

32%

57%

0

3%

 

Produit phytosanitaire

2%

8%

89%1

1%

100%

Source : Kessler, 2002

Il est notable que les producteurs agricoles de Tsévié et de Conakry en majorité ne font rien contre les maladies. A Conakry, cela met en évidence le manque de connaissance des produits phytosanitaires adaptés car il y a une commune à Conakry où l’on traite la patate douce avec « Yacoto ». Par ailleurs, tous les 14 à 20 jours, on enlève pratiquement toutes les feuilles de la patate douce, donc aussi les 195feuilles malades qui seront jetées. La récolte de feuille représente une méthode de lutte mécanique contre des maladies des feuilles.

A Tsévié, les agriculteurs observent qu’avec l’arrivée des pluies, les symptômes des maladies disparaissent sans traitement quelconque. Dans les 2 cas, les exploitants récolte toujours une quantité satisfaisante pour l’intéressé. Il n’y a pas de risque d’échec total de la culture.

A Lomé, où tous les maraîchers utilisent des produits phytosanitaires chimiques, les exploitants se plaignent que les ravageurs ne sont plus spécifiques, c’est-à-dire un ravageur avant spécialisé au laitue sera désormais aussi rencontré sur autres cultures. Cela est confirmé par l’agent de vulgarisation. Si cela est le cas, le soupçon se développe que l’utilisation en excédent de produits phytosanitaires et leurs mélanges ont produit de mutation des ravageurs. Il n’est pas exclu que cela soit aussi le cas pour les maladies.

Si les maraîchers de Rufisque et de Lomé n’utilisent pas de produits phytosanitaires ils ne procéderont pas à la récolte due à la forte pression de maladies. (voir aussi l’exemple de calcule de perte pour la laitue et l’oignon à Lomé [LINK to cms:entry] )

A Timbi Madîna, le taux élevé de 57 % pour la lutte mécanique s’explique par l’effet du service de vulgarisation car cette forme de lutte est pratiquée par les exploitants encadrés. Cependant, les exploitants non encadrés ne font rien ou utilisent de produits phytosanitaires pour la plupart. (Kessler, 2002, rapport final)

10.6. Conseillers généraux

En enquête, les exploitants agricoles ont été interrogés si en cas de problèmes agricoles ils demandent conseil à quelqu’un et si oui à qui. Un peu plus que la moitié des exploitants consultent quelqu’un. Les agriculteurs en pluvial de Tsévié sollicitent le moins des conseillers. Par contre, les agriculteurs et maraîchers de Rufisque communiquent le plus pour obtenir des conseils. (Tableau 6)

Tableau 6 : Taux des exploitants consultants des conseillers généraux par ville-site

conseiller général

Timbi Madîna

Rufisque

Tsévié

Lomé

Total

Total avec conseiller

49%

78%

28%

60%

53%

Sans conseiller général

52%

22%

72%

40%

47%

Ces conseillers sont demandés des conseils, des soutiens financiers et physiques. Selon nos enquêtes, l’importance de type de personnes ressources diffère d’une ville à l’autre. Les membres de la famille et les autres agriculteurs sont les personnes ressources les plus importantes dans presque toutes les villes sauf à Timbi Madîna, où le service de vulgarisation est encore plus important. A Tsévié, le service de vulgarisation et les vendeurs des intrants sont des personnes ressources fréquemment consultées pour les problèmes agricoles, mais ces deux ne sont pas sollicités pour les problèmes phytosanitaires comme p. e. à Rufisque ou à Timbi Madîna. A Lomé, les problèmes soumis aux commerçantes des légumes sont des problèmes financiers. Les maraîchers sollicitent auprès d’elles des crédits de 196campagne. Ils seront remboursés avec la récolte. Les ouvriers agricoles demandent conseil à leur patron ou aux autres exploitants. A Rufisque et à Timbi Madîna, on observe aussi l’inverse. Le patron demande conseil auprès des tâcherons. (Tableau 7)

Tableau 7 : Fréquence relative des catégories des conseillers généraux par ville-site

conseiller général

Timbi Madîna

Rufisque

Tsévié

Lomé

Total

agriculteur

6%

22%

24%

25%

21%

autres

3%

9%

5%

6%

7%

Centre de recherche

7%

0%

9%

0%

3%

Commerçante de légumes

0%

0%

0%

4%

1%

Membre de la famille

12%

23%

21%

27%

23%

Organisation paysanne

41%

2%

1%

13%

11%

Patron

0%

0%

0%

7%

2%

Service de vulgarisation

15%

2%

21%

4%

8%

Tâcherons

2%

2%

0%

0%

1%

Voisin

12%

28%

1%

0%

12%

Vendeur des intrants

0%

11%

18%

15%

12%

En résumé sur les réseaux de connaissance, on peut dire que les réseaux de connaissance et d’assistance sont différents de ville en ville et du sujet au sujet.

Les autres agriculteurs, voisins et membres de la famille jouent un rôle important comme personnes ressources sur tous les plans. Néanmoins, les organisations paysannes, les vendeurs des intrants, les services de vulgarisation et les centres de recherche sont sollicités pour les problèmes agricoles généraux de même que pour les spécifiques comme les traitements phytosanitaires. Les spécificités des réseaux de connaissance sont à prendre en compte pour la sensibilisation et la vulgarisation d’un compost phytosanitaire.


1 Les 11 % restant correspondent aux cas sans reponses.



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10.03.2005