| Angelika Kessler: Aspects socio-économiques d’un compost phytosanitaire issu des ordures appliqué dans l’agriculture périurbaine en Afrique de l’Ouest Une analyse comparative dans 5 villes |
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11.
Résumé concernant les dispositions
Concernant la disposition des ménages à ramasser les ordures organiques, les résultats suivants ont été trouvés :
- Le savoir-faire en matière de gestion des ordures est transmis aux filles et garçons.
- La gestion des ordures dans la concession est spécifique à la composition des habitants du ménage (nombre, genre, sans ou avec bonne), aux activités des habitants (professions, agriculture, élevage, etc.), à la culture (ethnie du chef de ménage), à l’emplacement du ménage dans la ville (centre ou périphérie, proximité du dépôt sauvage ou officiel).
- Les ménages sont prêts à participer financièrement au ramassage des ordures si le prix est à leur portée.
- Les ménages plus riches sont plus disposés à participer au ramassage des ordures.
- Les ménages triant les ordures réclament une réduction du prix pour le ramassage des ordures.
- Les ménages avec un chef de ménage musulman ou chrétien sont plus disposés à participer au ramassage des ordures.
- La qualité de la sensibilisation de ménage pour l’abonnement au ramassage des ordures et pour le tri à la source influence la disposition des ménages à participer et à trier les ordures.
- La gestion du ramassage des ordures doit être transparente (comptabilité etc.).
- La gestion des ordures dans le quartier dépend des chefs traditionnels, des institutions administratives ou décentralisées, des structures de ramassage des ordures ainsi que de la taille et de l’emplacement du quartier et de la ville.
- Le ramassage doit être très régulier, au moins tous les deux jours, pour la matière organique.
- L’institution de ramassage des ordures doit fournir des poubelles faciles à manipuler (éventuellement facile à laver) pour les ordures biodégradables, adaptées au climat et au quantité des ordures.
- Le ramassage des ordures après le tri à la source doit être séparé pour les ordures organiques et inorganiques.
Par rapport à la disposition des cultivateurs à utiliser le compost issu des ordures ménagères pour des traitements phytosanitaires, les résultats suivants ont été obtenus :
- En Afrique de l’Ouest, le compost est connu pour ses effets d’amélioration du sol, cependant inconnu pour ses effets phytosanitaires.
- Les concepts culturels pour le fertilisant, le compost, le fumier et les ordures décomposées différent d’une culture (ethnie) à l’autre. P. e., la perception du compost comme fertilisant dans la langue éwé ou mina est évidente par le vocabulaire. Le mot pour compost signifie « tas d’ordures » et « fertilisant ». Un tel concept est positif pour l’utilisation d’un compost issu des ordures.
- Le savoir-faire phytosanitaire est localisé par les systèmes de production, par les pratiques culturelles (agricoles), par l’Influence du service de vulgarisation, par l’adhésion à une organisation paysanne, par le niveau de formation (qui est influencé par le genre) et par le réseau social du milieu agricole.
- Le réseau de savoir agricole inclut les exploitants, les membres de la famille, les services de vulgarisation, les organisations paysannes, les centres de recherche, les fournisseurs des intrants, la main-d’œuvre et les patrons.
- La dynamique des échanges d’information dans le réseau du savoir agricole influence fortement les pratiques culturelles (agricoles) dont aussi la fabrication du compost ou non.
- Les méthodes de lutte phytosanitaire pratiquées dépendent de l’intégration dans le réseau social du savoir agricole, du système de production et de la conscience de maladies.
- Les organisations paysannes et leur collaboration avec les services de vulgarisation et les centres de recherche jouent dans le cas de Timbi Madîna sur la connaissance, la fabrication et l’utilisation du compost de même que sur les avis des paysannes.
- Le système de production, si maraîchage ou agriculture en pluvial des aliments de base, influence les avis et le comportement vis-à-vis du compost. Les maraîchers connaissent, fabriquent et utilisent plus le compost et sont en principe disposés à utiliser un compost phytosanitaire qu’Ils ont acheté.
- L’importance de l’agriculture urbaine comme activité principale ou comme activité secondaire influence positivement la motivation d’utilisation des fertilisants et des pesticides.
- La possibilité de gagner l’argent avec une activité extra-agricole et la gestion de temps entre l’activité extra-agricole et l’activité agricole influencent la fabrication et l’utilisation du compost. Un exploitant double actif fabrique plus probablement du compost que celui qui exerce une seule activité.
- Le nombre et le type de main-d’œuvre influencent la fabrication du compost et les avis exploitants vis-à-vis du compost. Un exploitant disposant 2 – 3 collaborateurs peut faire du compost lui-même. Le type de MO joue sur la disposition à 199l’utilisation d’un compost issu des ordures, et également sur l’ouverture d’esprit qui permet l’utilisation d’un compost phytosanitaire.
- Seuls des maraîchers ont montré une connaissance de maladies et la capacité de distinguer certaines maladies.
- La conscience sur des maladies et des pertes liées aux maladies dépend du système de production et de la pression des maladies. C.-à-d. si la perte atteint jusqu’à 100 % en l’absence de l’utilisation de produits phytosanitaires les maraîchers sont très conscients des ravageurs et des maladies. La conscience des pertes influence la capacité de distinguer les ravageurs des maladies.
- La disponibilité des fertilisants (organiques et chimiques) et des produits phytosanitaires sur les marchés et leurs prix influencent les dispositions sur l’achat et l’utilisation d’un compost phytosanitaire issu des ordures. Les fertilisants concurrencent le compost en général. Si les fertilisants sont chers, les maraîchers cherchent une solution par l’achat du compost issu des ordures. Les produits phytosanitaires bien disponibles sur le marché ont empêché les maraîchers à développer de pratiques agricoles biologiques.
- Les bonnes expériences (connaissance, utilisation du compost) avec le compost influencent positivement les avis sur l’achat d’un compost phytosanitaire issu des ordures.
- L’efficacité des extraits du compost est démontrée dans les essais. Le compost peut réduire l’infestation des plantes par des maladies et augmenter les rendements p. e. pour la laitue et la pomme de terre.
- La disposition à l’achat du compost est aussi fonction du prix du compost.
- La taille de la ville influencent négativement l’utilisation du compost et la disposition à l’utilisation du compost issu des ordures. C.-à-d. dans une grande ville un cultivateur utilise et est moins disposé à utiliser le compost issu des ordures.
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