67

5.  Construction des modèles concernant les ménages

Sur la base des enquêtes standardisées, la littérature et les observations, des modèles concernant les ménages ont été développés. Dans ces modèles, les variables influençant potentiellement la valorisation des ordures et la disposition pour le tri à la source ont été cherchées et testées sur leur niveau de signifiance de leur influence.

Ces modèles sont schématisés dans la Figure 12. Les variables explicatives concernant la ville sont l’ethnie de la ville et la taille de la ville. La gestion des ordures est caractérisée par l’absence ou présence d’un ramassage institutionnalisé, l’absence ou présence d’un dépôt sauvage dans la rue et l’absence ou présence des problèmes d’ordures. Les variables explicatives décrivant les ménages se partagent entre celles concernant le ménage en général et celles concernant le chef de ménage et la ménagère. Les variables explicatives pour le ménage en général sont le nombre des enfants et des adultes, le niveau de revenus mensuels, et la présence ou absence d’un éleveur ou agriculteur dans la concession. Les variables par rapport au chef du ménage et la ménagère sont la profession de la ménagère et celle du chef de ménage, l’ethnie et la religion du chef de ménage.

Figure 12 : Modèles des variables explicatives pour la disposition du tri à la source et la valorisation des ordures ménagères

Ces modèles sont construits par rapport aux variables à expliquer notamment la valorisation des ordures et la disposition au tri à la source.


68

5.1.  Variables explicatives des modèles pour les ménages

5.1.1. Variables explicatives concernant la ville

5.1.1.1. Ethnie de la ville

Comme pour le modèle agricole, l’ethnie de la ville est la variable qui catégorise le milieu culturel. Les mêmes catégories ont été trouvé notamment le wolof pour Rufisque, le soussou pour Conakry, l’éwé/ mina pour Lomé et Tsévié et le peul pour Timbi Madîna. Les fréquences et pourcentages diffèrent légèrement sauf pour Rufisque où le nombre de ménages enquêtés s’élève seulement à 152 ménages. (Détail voir Tableau 7)

Tableau 7 : Fréquences et pourcentages des ethnies de la ville

Ethnie de la ville

Fréquence de ménages

Pourcentage de ménages

Ewé/ Mina

759

47,90

Peul

239

15,40

Soussou

402

25,90

Wolof

152

9,79

Somme

1552

100,00

5.1.1.2. Taille de la ville

La taille de la ville est la deuxième variable décrivant la ville. La taille est spécifique pour chaque ville notamment : 4 000 habitants pour Timbi Madîna, 40 000 habitants pour Tsévié, 140 000 habitants pour Rufisque, 1 000 000 habitants pour Lomé et 1 400 000 habitants pour Conakry comme pour le modèle agricole. Les fréquences et pourcentages correspondent à la taille de l’enquête par ville en nombre de ménages enquêtés. (Tableau 8)

Tableau 8 : Fréquences et pourcentages des tailles de la ville

Taille de la ville

Fréquence de ménages

Pourcentage de ménages

4 000

239

15,40

40 000

398

25,64

140 000

152

9,79

1 000 000

361

23,26

1 400 000

402

25,90

5.1.2. Variables explicatives concernant le ménage

5.1.2.1. Nombre d’enfants

La taille de ménage est déterminé par le nombre des enfants et le nombre des adultes. Seul le nombre des enfants rentre comme variable explicative dans les modèles concernant les ménages. Selon les interviews, les ménages avaient de zéro à 60 enfants par ménage. La distribution de nombre des enfants par ménage est 69mentionnée dans le Tableau 9. Dans les régressions logistiques, cette variable est continuelle. Les classes de nombre d’enfants sont faites pour l’illustration sous tableau et graphique.

Tableau 9 : Fréquences et pourcentages de catégories de nombre des enfants par ménage

Nombre d'enfants

Fréquence

Pourcentage

0

71

5%

1-5

782

53%

6-10

449

30%

11-15

104

7%

16-20

40

3%

21-25

15

1%

26-30

7

0%

>30

7

0%

Somme

1475

100%

NB : La différence entre 1552 ménages enquêtés au total et 1475 s’explique par les ménages sans réponses.

Les ménages d’un à 5 enfants sont les plus fréquents. Ils représentent 53 % des ménages enquêtes. Il suit la catégorie des ménages de 6 à 10 enfants avec 30 % des ménages. Les autres catégories s’accumulent à 17 % des ménages.

Figure 13 : Pourcentages des catégories de nombre d’enfants par ménage

5.1.2.2. Nombre d’adultes

Le nombre d’adultes par ménage varie entre un à plus que 20 adultes. La catégorie de 1 à 5 adultes est la catégorie la plus fréquente. Elle représente 71 % de ménage. 23 % des ménages sont occupés par 6 à 10 adultes. Les autres catégories 70s’accumulent à 6 % de ménages. (Tableau 10) Dans les régressions logistiques, cette variable est continuelle. Les classes de nombre d’adultes sont faites pour l’illustration sous tableau et graphique.

Tableau 10 : Fréquences et pourcentages des catégories de nombre d’adultes par ménage

Nombre d'adultes

Fréquence

Pourcentage

1-5

1046

71%

6-10

338

23%

11-15

77

5%

16-20

14

1%

>20

7

0%

Total

1482

100%

NB : La différence entre 1552 ménages enquêtés au total et 1482 ménages mentionnés dans le tableau s’explique par les ménages sans réponses.

Figure 14 : Pourcentages de catégories de nombre d’adultes par ménage

Pour le cas de Timbi Madîna, le nombre des femmes par ménage a été croisé par le nombre des hommes par ménage. Il a été observé que malgré que Timbi Madîna soit une ville habitée par des musulmans les ménages hébergent pour la plupart un homme avec une femme et des enfants. Cela désigne qu’il n’y a pas beaucoup de main-d’œuvre dans les ménages d’où l’importance de tâcherons venant de Labé (une ville à 17 Km).

5.1.2.3. Présence d’un éleveur dans le ménage

Presque 27 % des ménages hébergent un éleveur. (Tableau 11) Ce taux relativement élevé s’explique par les deux villes rurales comme Tsévié et Timbi Madîna où 76 % des éleveurs habitent.


71

Tableau 11 : Fréquences et pourcentages des éleveurs dans les ménages

Eleveur ?

Fréquence

Pourcentage

Oui

415

26,74

Non

1137

73,26

A Timbi Madîna, la ville peule, 76 % des ménages élèvent des animaux. Dans les autres villes, le taux des éleveurs s’élève jusqu’à 33 % des ménages à Tsévié.

Dans l’agglomération de Timbi Madîna et Laaba, on n’a pas pu voir des indices que les ménages dans le centre de l’agglomération feront moins fréquemment l’élevage que dans la périphérie. Mais, les ménages de Timbi Madîna élèvent surtout la volaille. Les éleveurs de bovin habitent en majorité à Laaba. Les éleveurs de petits ruminants sont à la périphérie de Timbi Madîna et à Laaba. Les producteurs de pomme de terre dans les bas-fonds habitent à Timbi Madîna centre. Donc, les éleveurs de bovin et les consommateurs de compost à base de fumier ne sont pas les mêmes ménages d’où la raison pour le marché du fumier à Timbi Madîna. (Kessler, Dec. 2001)

5.1.2.4. Présence d’un agriculteur dans le ménage

36 % des ménages hébergent un agriculteur. (Tableau 12) Le nombre élevé des agriculteurs est du à l’inclusion des deux villes rurales notamment Tsévié et Timbi Madîna.

Tableau 12 : Fréquences et pourcentages des agriculteurs dans les ménages

Agriculteur ?

Fréquence

Pourcentage

Oui

565

36,40

Non

987

63,60

La ville de Rufisque avec 25 % des ménages hébergeant un agriculteur représente une position intermédiaire. Rufisque fait partie de la banlieue de Dakar où on peut considérer les agriculteurs comme agriculteurs périurbains. Le taux de 20 % de Conakry est relativement haut pour une capitale. Néanmoins, les 0 % de Lomé sont fréquents dans les quartiers résidentiels des capitales d’Afrique de l’Ouest. (Tableau 13)

Tableau 13 : Pourcentage des agriculteurs par ville dans l’enquête ménagère

Ville

Agriculteur

non

Timbi Madîna

84%

16%

Tsévié

61%

39%

Rufisque

25%

75%

Lomé

0%

100%

Conakry

20%

80%


72

5.1.2.5.  Revenus mensuels

Les informations sur les revenus mensuels sont faussées par un manque de confiance. Néanmoins, on les a pus obtenir pour 858 ménages des 1552 ménages enquêtés. En plus, les ménages qui ont signalé une valeur, ont tendance de pêcher par excès de modestie. En réalité, les revenus mensuels doivent être plus élevés. Les revenus mensuels donnés en FG ont été transformés en FCFA par le taux d’échange de 2 FG pour un FCFA.

Presque 40 % des ménages signalent des revenus mensuels entre 20 000 à 49 999 FCFA. Cela est un niveau réaliste. Par contre, les ménages signalant des revenus moins élevés que 2 500 FCFA sont susceptibles de ne pas avoir voulu dire la vérité. Détail voir Tableau 14 et Figure 15. Dans les régressions logistiques, cette variable est continuelle. Les classes des niveaux de revenu sont faites pour l’illustration tabulaire et graphique.

Tableau 14 : Fréquences et pourcentages des catégories de revenu mensuel

Revenu Mensuel en FCFA

Fréquence

Pourcentage

< 2.500

51

6%

2.500 - 4.999

73

9%

5000 - 9.999

150

17%

10.000 - 19.999

107

12%

20.000 - 49.999

330

38%

50.000 - 99.999

113

13%

100.000 - 149.999

18

2%

150.000 - 249.999

12

1%

250.000 - 499.999

2

0%

500.000 et plus

2

0%

Total de nombre de réponses

858

100%

A Tsévié, nous avons obtenu des réponses concernant des revenus mensuels pour les ménages et pour les agriculteurs. Cela m’a permis de le comparer. Les réponses concernant les revenus mensuels des agriculteurs ont une répartition homogène entre les catégories. Par contre, les chefs de ménage ont fréquemment moins que 10.000 FCFA ou entre 30.000 et presque 50.000 FCFA. Un grand nombre des chefs de ménage ne veut pas ou ne peut pas dire leur revenu mensuel. (Kessler, 2001)


73

Figure 15 : Pourcentage des ménages par catégorie de revenu mensuel

En conclusion, on peut dire qu’à Tsévié, les agriculteurs sont relativement plus riches que les chefs de ménage de toutes les autres professions. (Kessler, 2001)

Tableau 15 : Des revenus mensuels de différents groupes enquêtés à Tsévié

Revenu mensuel

Ménage

Agricultrices et agriculteurs

0 – 9.999 FCFA 7

18,6 %

15,0 %

10.000 FCFA – 19.999 FCFA

11,8 %

18,2 %

20.000 FCFA – 29.999 FCFA

7,5 %

11,2 %

30.000 FCFA – 49.999 FCFA

14,6 %

14,5 %

50.000 FCFA – 99.999 FCFA

8,0 %

17,2 %

100.000 FCFA – 250.000 FCFA

1,8 %

15,2 %

sans information

37,7 %

8,7 %

5.1.3. Variables explicatives concernant le chef de ménage

5.1.3.1. Religion du chef de ménage

Les religions rencontrées sont les suivantes : l’animisme, le christianisme et l’islam. Les musulmans sont surtout de Timbi Madîna, Conakry et de Rufisque. Les chrétiens et les animistes vivent à Tsévié et à Lomé.

Tableau 16 : Fréquences et pourcentage des religion des chefs de ménage

Religion

Fréquence

Pourcentage

Animiste

143

9,21

Chrétien

577

27,18

Musulman

765

49,29

Rien mentionné

67

4,32


74

Selon les interviews, les musulmans catégorisent les choses en fonction des odeurs. C'est-à-dire les choses qui puent ne sont pas propres donc malsaines et à jeter. Alors, vu plus strict, les ordures sont classées parmi les choses malsaines dès qu’elles puent. Mais les plastiques et les papiers qui ne puent pas sont des ordures moins dangereuses. Cette classification amène vers un tri de la matière organique par rapport à la matière non organique à l’exception des feuilles mortes. Cela est une étape préalable au compostage.

5.1.3.2. Profession du chef de ménage

Les réponses à la question ouverte concernant la profession du chef de ménage ont été classées en service public, agriculteur, artisan, commerçant, ouvrier etc. Il faut noter que le service public emploie presque 25 % des chefs de ménages. L’agriculture, l’artisanat et le commerce sont à la deuxième place avec environ 15 % chacun. Les ménages gérés par une femme représentent environ 5 % des ménages. (Tableau 17)

Tableau 17 : Fréquences et pourcentages des professions des chefs de ménage

Profession du chef de ménage

Fréquence

Pourcentage

Agriculteur

237

15,34

Artisan

230

14,89

Chauffeur

80

5,18

Commerçant

207

13,40

Elève, étudiant

23

1,49

Ménagère

74

4,79

Ouvrier

152

9,84

Rien mentionné

37

2,39

Service informel

130

8,41

Service public

375

24,27

5.1.3.3. Ethnie du chef de ménage

Les ethnies des chefs de ménage sont les mêmes que ceux des agriculteurs. La répartition des ethnies reste plus ou moins la même. Les Ewés/ Minas et les Non-Ewés/ Minas habitent à Tsévié et à Lomé. Les Non-Ewés/ Minas sont les non-autochtones c.-à-d. les « étrangers » de Lomé et de Tsévié. Les Forestiers, les Malinkés, les Soussous et les Peuls sont les ethnies de la Guinée. A Rufisque, les Malinké, les Peuls, les Wolofs/ Lebous et les Non-Wolofs/ Lebou sont rencontrés. (Tableau 18)


75

Tableau 18 : Fréquences et pourcentages des ethnies des chefs de ménage

Ethnie du chef de ménage

Fréquence

Pourcentage

Ewé/ Mina

642

41,37

Forestier

33

2,13

Malinké

130

8,38

Non-Ewé/ Mina

94

6,06

Non-Wolof

6

0,39

Peul

293

18,88

Soussou

184

11,86

Wolof

145

9,34

Rien mentionné

25

1,61

5.1.4. Variable explicative concernant la ménagère

Les réponses concernant la profession de ménagères ont été classées dans les mêmes catégories que celles des chefs de ménage. La plupart des ménagères sont des ménagères à plein temps (35,2%). Le deuxième lot représente les commerçantes avec presque 23 % des ménagères. L’agriculture et l’artisanat sont moins importants pour les ménagères que pour les chefs de ménage. (Tableau 19)

Tableau 19 : Fréquences et pourcentages des professions des ménagères

Profession de la ménagère

Fréquence

Pourcentage

Agricultrice

90

5,80

Artisan

130

8,38

Commerçante

354

22,81

Elève, étudiante

25

1,61

Ménagère

546

35,18

Ouvrière

53

3,41

Rien mentionné

173

11,15

Service informel

108

6,96

Service public

73

4,70

5.1.5. Variables explicatives concernant la gestion des ordures

5.1.5.1. Ramassage institutionnalisé

Dans toutes les villes confondues, environ 43 % des ménages signalent qu’il y a un ramassage institutionnalisé des ordures. (Tableau 20)


76

Tableau 20 : Fréquences et pourcentages des ménages avec un ramassage institutionnalisé des ordures

Ramassage institutionnalisé

Fréquence

Pourcentage

Oui

667

42,98

Non

885

57,02

Lorsqu’on regarde les pourcentages des ménages avec un ramassage institutionnalisé par ville, Timbi Madîna et Tsévié, en tant que villes rurales, ne disposent pratiquement pas de structures de ramassage des ordures institutionnalisé. La ville de Lomé prend une place intermédiaire de presque 50 % des ménages qui signalent un ramassage institutionnalisé. Ce pourcentage faible correspond au disfonctionnement des structures publiques de ramassage des ordures en début du projet qui était le moment des enquêtes. La situation s’améliorait après. A Rufisque surtout, le quartier de Diokoul Gouyguimpar se plaignait d’absence du ramassage des ordures - qui est réel. Depuis la privatisation du ramassage porte-à-porte à Conakry, la ville est couverte d’un système de ramassage assuré par des PME de la maison aux points de regroupement des ordures. Le ramassage des points de regroupement à la décharge finale est à la charge du service public de transport des déchets. Avec plus que 90 % des ménages signalant un ramassage institutionnalisé, la ville de Conakry est la seule qui dispose d’une structure fonctionnelle de ramassage des ordures. (Tableau 21)

Tableau 21 : Pourcentage des ménages avec un ramassage institutionnalisé des ordures

Ville

Ramassage institutionnalisé

Non

Timbi Madîna

6%

94%

Tsévié

2%

98%

Rufisque

71%

29%

Lomé

48%

52%

Conakry

91%

9%

5.1.5.2. Dépôts d’ordures dans la rue

Les dépôts d’ordures sauvages constituent un obstacle au ramassage institutionnalisé soumis au frais par les ménages parce qu’il est moins cher de jeter ses ordures aux dépôts (sauvages). Le ramassage irrégulier ou trop rare amène les ménagères à évacuer les ordures puant aux dépôts sauvages, malgré qu’elles soient abonnées à une organisation de ramassage des ordures. Plus que 70 % des ménages rapportent qu’il y a des dépôts d’ordures dans la rue. (Tableau 22)

Tableau 22 : Fréquences et pourcentages des ménages indiquant des dépôts (sauvages) d’ordures dans leur rue

Dépôts d’ordures dans la rue

Fréquence

Pourcentage

Oui

1098

70,75

Non

454

29,25


77

Malgré les systèmes de ramassage fonctionnels, même à Conakry, plus que 50% des ménages indiquent qu’il y a des dépôts d’ordures dans leur rue. Dans les villes sans un système de ramassage et à Rufisque, plus que 80 % des ménages rapportent des dépôts dans la rue. A Lomé, les ménagères font l’effort d’évacuer les ordures jusqu’à la lagune. Cela réduit le nombre des dépôts d’ordures dans les quartiers. (Tableau 23) Néanmoins, cela crée des problèmes sérieux à la lagune qui diminue de plus en plus en volume car elle est remplie d’ordures. Par ailleurs, les ordures risquent d’intoxiquer la lagune et la nappe phréatique qui sont la même eau (Water body) (Interview à la voirie de Lomé).

Tableau 23 : Pourcentage des ménages indiquant des dépôts d’ordures dans leur rue par ville

Ville

Dépôt d'ordures

non

Timbi Madîna

92%

8%

Tsévié

83%

17%

Rufisque

82%

18%

Lomé

59%

41%

Conakry

52%

48%

5.1.5.3. Problème d’ordures

Toutes les villes confondues, environ 50 % des ménages se plaignent des problèmes d’ordures. Les problèmes d’ordures sont allégés par deux paramètres. En milieu rural ou à la périphérie de ville, les ménages ne rencontrent pas de problèmes d’ordures parce qu’ils les jettent aux champs, dans la broussaille etc. sans qu’un voisin se plaigne. Dans le centre ville, les problèmes d’ordures ont souvent déjà trouvé de solutions comme un système de ramassage des ordures.

Tableau 24 : Fréquences et pourcentages des ménages signalant des problèmes d’ordures

Problème d’ordures

Fréquence

Pourcentage

Oui

774

49,87

Non

778

50,13

Lorsqu’on regarde, les différences concernant les problèmes d’ordures entre les villes, on observe que la ville de Lomé doit avoir de sérieux problèmes d’ordures. Par contre, Rufisque et Conakry semblent d’avoir résolu leurs problèmes d’ordures. Les deux villes rurales comme Timbi Madîna et Tsévié prennent une position intermédiaire. Il n’y a pas un système de ramassage des ordures, mais environ 50 % des ménages ne considèrent pas les ordures comme un problème. (Tableau 25)


78

Tableau 25 : Pourcentage des ménages par ville se plaignant des problèmes d’ordures

Ville

Problème d'ordures

Non

Timbi Madîna

41%

59%

Tsévié

55%

45%

Rufisque

10%

90%

Lomé

98%

2%

Conakry

22%

78%

5.2. Variables à expliquer par les modèles des ménages

5.2.1. Valorisation des ordures

Le compostage représente une valorisation des ordures. On a donc demandé aux ménagères si elles valorisent des ordures déjà par exemple en utilisant le papier pour allumer le feu ou si elles récupèrent des sachets ou des boîtes pour l’utilisation ultérieure.

Tableau 26 : Fréquences et pourcentages des ménages valorisant des ordures

Valorisation des ordures

Fréquence

Pourcentage

Oui

1026

66,11

Non

526

33,89

Deux tiers des ménagères valorisent des ordures en partie. En dehors des exemples cités ci-dessus, à Conakry, l’utilisation des plastiques est fréquente pour allumer le feu. A Rufisque, les ménagères donnent des restes de repas aux mendiants et aux animaux domestiques. Ces derniers reçoivent aussi des épluchures. A Timbi Madîna, les ordures biodégradables sont transformées en compost domestique en les jetant toutes à la compostière.

En conclusion, les ménages de ville à majorité peule sont maître de la valorisation. 97 % des ménages signalent valoriser des ordures ménagères. Les ménages des villes à majorité éwée/ mina occupent la 2ème place de valorisation avec 74 % des ménages. Dans la ville à majorité soussoue 46 % des ménages indiquent de valoriser des ordures. A Rufisque, moins qu’un tiers valorise des ordures. (Voir Tableau 27)

Tableau 27 : Pourcentage des ménages valorisant des ordures par ville

Ethnie de la ville

Valorisation

Non-valorisation

Ewé/ Mina

74%

26%

Peul

97%

3%

Soussou

46%

54%

Wolof

29%

71%


79

5.2.2.  Tri à la source

Le tri des ordures dans les ménages lorsque les ordures sont produites s’appelle tri à la source. En fait, beaucoup de ménagères trient les ordures parce qu’elles récupèrent certaines fractions pour les valoriser.

En enquête, les ménagères ont été demandées si elles sont disposées pour le tri à la source. Selon les enquêtes, 63 % des ménagères sont prêtes à trier les ordures à la source. (Tableau 28)

Tableau 28 : Fréquences et pourcentages des ménages disposés de trier les ordures à la source

Disposition pour le tri à la source

Fréquence

Pourcentage

Oui

979

63,08

Non

573

36,92

La disposition au tri à la source varie selon l’ethnie en majorité dans la ville. Les ménages les relativement plus disposés au tri à la source sont dans la ville à majorité peule. Ils sont suivis par les ménages des villes à majorité éwée/ mina. Dans des villes à majorité soussoue ou wolofe, la moitié des ménages est disposé au tri à la source. (Voir Tableau 29)

Tableau 29 : Pourcentage des ménages disposés à trier les ordures à la source par ville

Ethnie de la ville

Disposé à trier à la source

Non disposé pour le tri à la source

Ewé/ Mina

63%

37%

Peul

94%

6%

Soussou

50%

50%

Wolof

50%

50%


7 Dans des concessions moins que 10.000 FCFA/mois la famille ne vit pas de revenus du chef de concession.



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10.03.2005